mercredi 3 mars 2010

Convocation au Conseil Général !


Courrier de notre CG reçu la semaine dernière ... nous sommes convoqués le 11 Mars au matin pour un entretien avec notre AS ... de plus, correspondante à l'AFA ! Nous allons faire le bilan de nos deux années écoulées, suite au renouvellement de notre agrément !
J'espère qu'elle pourra enfin nous apporter quelques nouvelles sur les dossiers en cours au DSDW !

samedi 16 janvier 2010

haïti collectif ... nouveau forum d'entraide !

Un forum vient d'être créé pour essayer de regrouper l'ensemble des infos sur Haiti et les adoptions en cours .Les inscriptions y sont libres pour l'instant, vu l'urgence. N'oubliez donc jamais que la confidentialité est limitée sur ce forum, pour l'instant.Des bases de données ont ete crées pour recenser tout ce qu'on pouvait recenser, info et actions. N'hesitez pas à aller les remplir, quand vous etes bien sur CERTAINS de l'info.
Vous pouvez diffuser l'info partout, evidement:
http://fr.groups. yahoo.com/ group/haiticollectif/

Situation en Haïti !!

Extrait du message de Danièle Housset présidente d’honneur de la fédération EFA :

« Aux parents qui espèrent des nouvelles de leur enfant et qui se sentent impuissants, coincés en Europe, le seul espoir passe par les recherches et l’aide sur place qui s'est mise en place et à qui ils doivent faire confiance. Malgré leur souffrance infinie, ils comprendront sans doute aussi que les communications, difficiles, doivent en priorité être laissées à ceux qui sur le terrain sauvent enfants, hommes et femmes, les uns après les autres et tenteront de les réinstaller avant même de les recenser personnellement.
Je pense aux enfants originaires de ce pays qui ne manquent pas d'avoir vu les images terribles qui nous parviennent et entendu les commentaires qui les accompagnent.
Je crois que les enfants, peut-être pas tous, vont penser qu'ils auraient pu (du) être là-bas, y périr dans la catastrophe et se sentiront coupables d'être en vie, comme c'est souvent le cas lorsqu'il y a un grand nombre de décès. Dans leur cas, de plus, certains seront fous d'inquiétude pour leurs familles dont ils se souviennent, la majorité s'inquiètera pour le moins de ses petits copains de la crèche, des nounous...
Il ne faudrait pas que certains parents croient les consoler en leur disant qu'ils ont de la chance d'avoir quitté leur pays avant le séisme, (donc la chance d'avoir été adopté) et d'avoir échappé à ce malheur. Il ne faudrait sans doute pas non plus qu'ils croient les guérir par des dons qu'ils enverraient aux associations humanitaires qui vont déployer leurs aides. Il va leur falloir beaucoup de patience et de persévérance dans un dialogue que peut-être ils ne pourront pas engager seuls.

Le seul réconfort actuel est sans doute de faire en sorte que ces enfants-là aussi aient des nouvelles des endroits où ils ont vécu, dès que cela sera possible.
Je sais que les parents de ces enfants doivent eux-mêmes être désorientés et catastrophés en pensant aux personnes qu'ils ont rencontrées, avec lesquels des liens particuliers sans doute se sont noués, mais ce sont leurs enfants qui me semblent les plus fragiles./ ……. /
Il me semble que c'est du même ordre d'importance que de rassurer les familles qui connaissant déjà l'enfant qu'elles attendent. »



Les enfants adoptés en Haïti doivent être entourés: les images qu'ils ont pu voir, ce qu'ils auront entendu, tout cela peut les renvoyer à leur lieu de naissance, à la famille qu'ils ont encore, pour certains, là-bas, créer des angoisses, des sentiments de culpabilité. Les familles (parents et enfants) trouveront de l'entraide et du soutien au sein des associations départementales.



Vous trouverez ci-dessous article de la Charente Libre d’aujourd’hui. Anne Kerjean, la journaliste qui témoigne dans cet article était ce matin sur France-Info pour dire entre autres combien il lui est douloureux de parler de cette catastrophe avec ses enfants adoptés en Haïti.

HAÏTI: SECOUSSES EN CHARENTE

15.01.2010
Ismaël KARROUM I i.karroum@charentelibre.fr
Un silence aussi assourdissant que le fracas des immeubles. Pas de nouvelles et l’inquiétude, les questions qui résonnent. Sont-ils vivants? Sont-ils blessés? Les secousses du terrifiant séisme qui a plongé Haïti dans le chaos, mardi soir, ont des répliques jusqu’en Charente. Et pas seulement pour la vague de solidarité et de compassion qui est en train de naître.
Haïti est en effet le principal pays d’origine des enfants adoptés par des Français (1). En Charente, plusieurs familles ont adopté de petits Haïtiens, conservant des liens indéfectibles avec ce pays, l’un des plus pauvres du monde. Dans ces conditions, l’impact frappe en plein cœur. Si intensément que Françoise Chaigne, une Barbezilienne d’origine aujourd’hui médecin installée près de Libourne, prendra l’avion dès demain pour se rendre auprès des sinistrés. Aider, soigner, réconforter... Mais aussi tenter, coûte que coûte, d’avoir des nouvelles d’Arthur, l’enfant qu’elle est en train d’adopter. Son enfant. «Je n’ai aucune nouvelle de lui», dit-elle, la voix étreinte par l’émotion.
«Pour Arthur, je ne sais rien»
De l’orphelinat Notre-Dame-de-la-Nativité où vit Arthur, elle ne sait que peu de choses. «Il est complètement détruit apparemment. Je sais que certains enfants sont vivants. J’ai appris que d’autres sont décédés. Mais pour Arthur, je ne sais rien.» Demain, Françoise Chaigne prendra place dans l’avion d’une ONG spécialisée en interventions dans le cadre de catastrophes naturelles. «On aura du matériel, des médicaments, dit la jeune femme. Sur place, j’essaierai de voir Arthur», espère-t-elle, croisant les doigts pour que son mari, de son côté, réussisse à obtenir un visa humanitaire pour le petit homme.

Ses enfants, Anne Kerjean, notre consœur du service des sports de Charente Libre, les a près d’elle à Roullet. Mais depuis mercredi matin, elle n’a pas encore eu la force de dire à Charlotte et François ce qui se passait. Meurtrie, elle tente d’avoir des nouvelles de l’orphelinat où ses enfants vivaient il y a encore quatorze mois. Et de Lydia, une adolescente de 15 ans qu’elle parraine «pour qu’elle puisse aller à l’école». «J’ai passé quinze jours là-bas à l’orphelinat quand je suis allée chercher les enfants. Vingt-quatre heures sur vingt-quatre. A aider, m’occuper des autres enfants qui y sont encore, les consoler, voler des “Vache qui rit” pour leur donner à manger quand ils avaient faim. ça crée des liens. Quand on a vécu ça, on est un peu haïtien soi-même.» Ses enfants y ont encore de la famille, oncles, tantes, cousins, cousines. Le téléphone reste désespérément muet. «En revanche, je sais que Jacmel, une ville pas très loin, est rayée de la carte.» Pas de quoi faire naître une lueur d’espoir.
«C’est un pays maudit»
Sur internet, les réseaux s’organisent. Parents pour qui l’adoption est en cours ou bien déjà finalisée, tous mutualisent leurs efforts pour obtenir ne serait-ce qu’une bribe d’information sur les enfants qui vivent à l’orphelinat. Et répondre à la première de toutes les questions: mort ou vivant? Une question désespérément quotidienne dans ce pays. «Quand j’attendais mes enfants, je tremblais à chaque cyclone, chaque coulée de boue, chaque fois que le téléphone ne passait pas pendant deux jours», se remémore Anne Kerjean. «C’est un pays maudit», souffle-t-elle. Un pays où l’espérance de vie est d’une cinquantaine d’années, où l’on ne meurt jamais de vieillesse, toujours de maladie, de faim ou violemment. «Où les parents aiment vraiment leurs enfants et les confient à l’adoption pour qu’ils aient une chance d’aller à l’école, de manger chaque jour».
Un pays où, il y a deux ans, un cyclone a fait 900 morts, «alors qu’il n’y en a eu qu’un à Cuba, juste en face». Comme si le séisme de mardi avait transformé le mouroir d’Haïti en cimetière.

(1) En 2009, 651 enfants haïtiens ont été adoptés par des familles françaises. Haïti devance l’Ethiopie (445), le Vietnam (308) et la Russie (288).

dimanche 10 janvier 2010

article du Monde sur l'adoption

Trouver les mots pour répondre aux enfants adoptés LE MONDE 09.01.10 14h08 •
Mis à jour le 09.01.10

Expliquer l'adoption n'est pas toujours chose facile pour les parents adoptifs.

Et, pour l'heure, l'accompagnement fait trop souvent défaut. Son renforcement est à l'étude dans le cadre de la réforme de l'adoption, en préparation au secrétariat d'Etat à la famille. C'était l'une des préconisations du rapport sur l'adoption réalisé par Jean-Marie Colombani (ancien directeur du Monde), remis en 2008 au président de la République. Cet accompagnement pourrait être développé dans le cadre des consultations d'orientation et de conseils enadoption (COCA).

Très vite, les enfants cherchent à savoir d'où ils viennent. Questionner ses origines, c'est établir les assises de son monde intérieur, structurer son sentiment d'appartenance et se forger un sentiment de sécurité. Il y a quelques décennies, il était possible decacher à un enfant qu'il était adopté.
La révélation qui s'ensuivait était souvent violente et traumatisante.

"Tous les psychologues s'accordent à dire qu'il faut que l'enfant ait le sentiment de l'avoir toujours su", assure Cécile Delannoy, mère adoptive et aujourd'hui grand-mère. En France, 80 % des enfants sont adoptés à l'étranger, et 60 % d'entre eux ont plus de 2 ans, ce qui arendu cette culture du secret obsolète. L'adoption est intégrée dans le discours des parents, et c'est bien souvent une évidence pour les enfants. On dit au bébé : "Comme je suis content(e) de t'avoir ramené à la maison", "Quand on est venus te chercher...", "Quand tu es arrivé..."

Mais les choses se compliquent lorsque vient le temps des questionnements, entre 3 ans et 6 ans, quand l'enfant adopté se confronte au regard des autres. "C'est une fausse équation de considérer que maternité égale grossesse, et pourtant elle infiltre tous les esprits", explique la psychanalyste Geneviève Delaisi de Parseval. Un enfant peut ainsi revenir bouleversé de l'école parce quel'un de ses camarades lui aura dit que sa mère n'est pas sa vraie maman."

On est dans une biologisation des liens qui fragilise les parents adoptifs, déplore la psychanalyste Sophie Marinopoulos. En ce sens, l'adoption vient nous interpeller sur ce qu'est véritablement la parentalité." Pour répondre avec justesse à son enfant, les parents adoptifs ne doivent pas douter de leur position. "Il faut que les parents puissent respecter la dame qui a donné naissance à leur enfant, et la remercier pour leur avoir fait ce don, considère Mme Delaisi de Parseval. Ce remerciement symbolique est une façon de se libérer en partie de la dette qu'ils ont envers elle."

Plus les parents se sentiront légitimes, plus les réponses seront faciles. D'autant que la façon dont les petits formulent leurs interrogations peut les heurter, les blesser. "Les jeunes enfants ne mettent pas de points d'interrogation", poursuit Mme Marinopoulos. Ils procèdent par affirmations. "Tu n'es pas mon vrai papa" signifie ainsi: "qu'est-ce qui fait de toi mon vrai père ?" "Tu n'es pas ma vraie maman" équivaut à : "faut-il que je sois sorti de ton ventre pour que tu sois ma mère ?" "Ce que l'enfant a envie d'entendre, c'est qu'il est à la bonne place. Ce dialogue va permettre la construction du lien familial", analyse Mme Marinopoulos."

Les parents devront répondre aux interrogations de leur enfant qu'ils sont ses vrais et ses seuls parents, quand bien même celui-ci n'est pas issu de leurs corps", explique Mme Delaisi de Parseval. Mais cela ne signifie pas gommer les parents biologiques. "Il est nécessaire, pour se construire son identité narrative, que l'enfant ait, dans la mesure du possible, le maximum d'informations sur ses parents de naissance", poursuit la psychanalyste. Par ailleurs, il importe, pour sa construction psychique et sexuée, que l'enfant sache qu'il est issu d'un homme et d'une femme.

Pascale et son mari, comme beaucoup de parents adoptifs, ont composé un album de photos pour Anna, leur petite fille de 10 ans, adoptéedans un pays de l'Est. Ils y ont mis des images du voyage, àl'aéroport, de l'orphelinat, etc.
L'enfant s'y plonge régulièrement ,le montre à son entourage. La question la plus douloureuse que leur aposée leur fille est celle de savoir pourquoi ses parents biologiques l'avaient abandonnée. "Tes parents n'ont pas pu, n'ont pas su t'élever", lui répondent-ils. La question du pourquoi taraude tous les enfants adoptés. "Il est important d'en parler, explique Françoise Vallée, psychologue clinicienne à l'espace adoption du conseil général de Loire-Atlantique.
Il faut que l'enfant donne du sens à cela car, faute de réponses, il risque de penser qu'il n'était pas un bon bébé. Il faut lui donner les raisons dont on dispose dans le dossier, en se mettant à sa portée."

Face aux demandes des enfants d'aller dans leur pays d'origine, voire de rencontrer leur mère biologique, la prudence s'impose. "En demandant à aller dans le pays où il est né, l'enfant peut questionnerla solidité du lien avec sa famille adoptive. Est-ce que je suis au bon endroit ?", remarque Mme Marinopoulos. Si, malgré la réassurance de ses parents, l'enfant persiste, mieux vaut que cette décision soit accompagnée par des professionnels. "Il faut y réfléchir, en discuter, tester les motivations, explique Mme Vallée. Cela peut prendre six mois, voire un an." Car la déception risque d'être forte. "A l'adolescence, le retour dans le pays d'origine peut aggraver les choses. Il semble plus facile chez les enfants plus jeunes, vers 7-9ans", analyse Cécile Delannoy, qui soutient des familles dans le cadre d'une association. Dans tous les cas, il faut que l'enfant sache que, là-bas, il sera un étranger.


"Au risque de l'adoption",de Cécile Delannoy (La Découverte/Poche, 2008, 280 p) -

"Moïse, Œdipe et Superman ", de Sophie Marinopoulos, CatherineSellenet et Françoise Vallée (Fayard, 2003, 352 p)-

"Famille à tout prix ", de Geneviève Delaisi de Parseval (Seuil, 2008,389 p) -

Martine Laronche SOURCE : LE MONDE du 10 01 2010

dimanche 3 janvier 2010

Bonne et belle année 2010 ... à TOUS !

PHOTOS SUPPRIMEES
Merveilleux moments entre amis ... j'en profite pour faire un clin d'oeil particuliers à deux d'entre eux qui se reconnaitront, et qui m'épaulent énormément depuis le début de ma procédure sur le long chemin qui nous mène à notre petite fleur ! JE VOUS ADORE !!

Mais je ne vous ai pas oublié mes copinautes de la blogosphère ... vous êtes mon soutien ! Que tous mes voeux vous accompagnent ainsi que vos proches, et que cette nouvelle année 2010 soit porteuse de merveilleuses nouvelles, de joie .... et de beaucoup d'apparentements pour nous toutes et tous !!! Je vous embrasse très fort et vous souhaite LE MEILLEUR !!

samedi 26 décembre 2009

Nouvelle de l'AFA


Nous avons réceptionné un courrier aujourd'hui de l'AFA pour nous annoncer l'arrivée d'un nouveau rédacteur au sein du pôle Asie.
En effet, M. Ledochowki Yann prendra en charge les dossiers de M. Guichemerre Hervé qui assuré jusqu'alors les procédures d'adoption en cours pour la Thaïlande, la Chine et la Mongolie.
M. Guichemerre s'était beaucoup investi au sein de l'AFA et avait établi de bons échanges avec R.T . Espérons de tout coeur que M. Ledochowski en fera de même pour tous les parents dans l'attente de leurs petits loulous !
J'en profite pour vous souhaiter de très bonnes fêtes, ainsi qu'à vos proches !
Que cette année soit porteuse de merveilleuses nouvelles ... mais surtout que la cigogne trouve enfin le chemin de nos foyers !!
Notre voeu le plus cher , signe d'espoir .... que tu sois à nos côtés Lou-Ann !
Je me suis même laissée aller à t'imaginer, ouvrant tes cadeaux au pied du sapin ! Je donnerai tout pour voir cette étincelle dans tes yeux .... tu nous manques tellement ma poussinette, et nous t'aimons déjà tellement fort !!

samedi 5 décembre 2009

Un avant goût de Noel ...


Bon, cette année je ne sais pas comment je m'y suis prise, mais je ne me suis pas inscrite à temps aux swaps d'automne ... et d'hiver !!!

Je me suis donc promise d' être plus attentionnée pour le prochain !!

En tout cas, ce fut un réel plaisir de ressortir les décorations de Noel reçues l'année derniere par mes copines de la blogosphère ...