
Même si le gouvernement a prolongé le couvre-feu jusqu'à vendredi dans la capitale et dans les vingt-trois provinces concernées (minuit à 4 heures), Bangkok effectue, jour après jour, son retour à la normale.
Des ouvriers en face du Central World (P.B/Gavroche) D’ores et déjà, les BTS et MRT (métro) ont repris leur service, de 6 heures du matin à minuit. Les banques, elles, à l’exception de celles vandalisées lors des émeutes, sont ouvertes, tout comme l'administration et les services publics. La bourse, dont la bâtiment a été partiellement incendié, fermée depuis mercredi dernier, a elle aussi repris ses échanges.
La plupart des ambassades et consulats, dont celle des États-Unis et le service des visas du consulat de France, vont rouvrir au public dès ce mardi 25 mai. L’Alliance Française, sur Sathorn Road, a quant à elle reporté la reprise des cours au samedi 28 mai, pour des raisons de maintenance, suite à l'endommagement du réseau électrique.
Après le report d’une semaine de la rentrée scolaire, les écoles de la capitale ont ouvert leurs portes, à l'exception de celles se trouvant dans la zone de conflit encore sous surveillance.
En revanche, les centres commerciaux et magasins touchés par les flammes près de Ratchadamri devront attendre. Une première estimation assurait lundi que le Central World, le Center One (Victory Monument), et le Siam Theatre (Siam Square) devaient être partiellement ou complètement démolis en raison de l’importance des dégâts provoqués par les incendies. Concernant le Central World, un porte-parole du centre commercial prévoyait que « la reconstruction pourrait prendre six mois », rapporte le Bangkok Post.
Sur le plan politique, la Cour criminelle décidera mardi d’approuver ou non un mandat d’arrêt international contre l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra pour actes de terrorisme, suite à la demande du Département spécial des investigations (DSI).
Par ailleurs, un responsable du Ministère de l’économie a annoncé que le coût de la récente crise politique pourrait avoisiner les 150 milliards de bahts (environ 3,7 milliards d’euros), rappelant au passage que le gouvernement devait rapidement mettre en place des mesures pour venir en aide à l'industrie touristique, durement touché et qui regroupe 15% de la population active et compte pour 6% du PNB.
Après plus de deux mois de conflit entre les Chemises rouges et le gouvernement, le dernier bilan faisait état de 86 morts et 1900 blessés.






